Lorsque je dessine pour ce blog, j'ai 15 ans et j'écoute pousser mes cheveux au fond de la classe.
| Dans mon pays en 2o14, tu pourras : détourner l'argent public, cumuler les mandats, propager des propos xénophobes contre les Roms ou les Tziganes, bloquer l'accès d'un trottoir avec ta voiture, laver les rues à l'eau potable, frapper un camarade de classe, harceler un(e) collège au boulot, manifester contre le mariage pour tous et bientôt contre l'avortement, etc. Mais tu ne pourras pas faire une "quenelle". |
| Inventé par Dieudonné, le salut de la «quenelle», un bras tendu vers le bas et l'autre croisé à travers l'épaule, est interprété par certains comme un signe antisémite et revendiqué par d'autres comme un bras d'honneur anti-système. |
En ce beau mois de janvier 2o14, nos politiques n'ont pas d'autre travail que de couper la petite quenelle à Dieudo'. Celle-là même qu'il veut "glisser [...] dans le fond du fion du sionisme" rappelle le journal Libération. Les médias propagent et définissent le symbole qu'ils condamnent en jouant sur sa pseudo-ambiguïté.
Pourquoi en faire un tel étalage publique et surtout une priorité sociale ? Je trouve sa façon de critiquer tout, tous et toutes parfois jouissive. Et s'il ne reste qu'un seul connard capable de dire merde à notre establishment paternaliste et soi-disant laïque, pourquoi faut-il que ce soit lui ?
La quenelle, c'est quand même de la demi-molle pendante, gluante et fadasse. Surtout servie dans une cantine scolaire... !